Coulon, secrétaire général en 1894

Coulon succède à Gély, en tant que représentant de  Chambre syndicale des garçons de magasin et cochers-livreurs. Bien que responsable de transition de la Fédération, il fait parvenir, en tant que nouveau secrétaire général, le 8 mars 1894, un courrier au ministre du Commerce, Marty, sur les Prud’hommes. La Fédération Nationale des Employés y condamne l’exclusion des employés par le Sénat et demande que les Conseils de Prud’hommes (non les tribunaux de commerce) prennent en charge les litiges entre employés et patrons. Il est précisé que Roche, un des prédécesseurs de Marty au ministère du Commerce, avait saisi la commission sénatoriale d’un projet disant que la juridiction des prud’hommes s’exercerait « non plus seulement pour régler les litiges entre patrons et ouvriers, mais, en outre, entre patrons et employés ». Le 14 mars, Coulon, Sèches, Maille, Bertrand, Juglon, Lardijon et Dalle sont reçus par le ministre. C’est Dalle qui remet une note manuscrite au ministre, au nom de la Fédération. Mais le 30 avril, le Sénat passe outre. Aussi le Conseil fédéral décide le 21 mai de rencontrer les sénateurs républicains (Ranc, Tolain, Millaud…), afin de protester de leur absence lors du débat. Rencontre sans résultat et, le 7 juin, le ministre Marty refuse de recevoir Coulon. Il faudra attendre 1907 pour que cesse le blocus du Sénat. 
